Une vision de la Création et du monde antique conforme aux Livres saints

Fernand Crombette pourrait être perçu comme un savant d’une autre époque… Autodidacte, chercheur solitaire, confiné dans son cabinet de travail ou fréquentant assidûment les bibliothèques, travaillant pour la postérité sans souci de se faire connaître ou reconnaître, tôt levé, étudiant sans répit, il semble vouloir s’effacer entièrement derrière son œuvre. Aussi voulut-il rester discret, inconnu, et signait-il ses ouvrages ‘un catholique français’.

Son œuvre fut entièrement écrite entre 1933 et 1966, à l’issue d’une carrière administrative bien remplie. Elle aborde de nombreuses disciplines en jetant sur chacune d’entre elles un éclairage nouveau, né d’un esprit de synthèse remarquable et appuyé sur une conviction profonde de l’inerrance scientifique et historique de la Bible. Cette certitude – étrangère à l’esprit moderne – fut renforcée, naturellement, par les découvertes qu’il lui fut donné d’accomplir.

Genèse d’une oeuvre

Tout commence par un tableau, une composition sur le thème des Saintes Femmes au Tombeau que sa fille, Liane, doit réaliser à l’occasion de ses études à l’Ecole des Beaux-Arts. Désireux de l’aider dans la reconstitution historique du thème, Fernand Crombette ouvre sa Bible et tombe providentiellement sur le verset suivant : ‘Cependant, Dieu, notre Roi, dès avant les siècles, a opéré le salut au milieu de la terre’ ( Vulgate, Ps. LXXIII, v. 12). Il s’arrêtât sur ce verset que tant de chrétiens ont lu sans y prêter attention.

Une pensée prend alors corps dans son esprit : si la Bible dit vrai, alors Jérusalem est au centre du monde… Il découvrit d’ailleurs plus tard, à l’occasion de ses recherches, que le prémontré, P. Placet, avait écrit, en 1668, un ouvrage intitulé ‘Où il est prouvé qu’avant le Déluge, il n’y avait point d’îles et que l’Amérique n’était point séparée du reste du monde’. En revanche, il connaissait la thèse de l’astronome allemand, Alfred Wegener, sur la dérive des continents[1]. Il se rend alors dans les bibliothèques puis à l’Université de Grenoble pour disposer des cartes géologiques et bathymétriques nécessaires et s’applique à reconstituer le continent primitif que les géographes appellent aujourd’hui pangée.

L’idée de Fernand Crombette – que l’on pourrait qualifier de géniale – fut de ne pas s’arrêter aux contours actuels des continents, variable selon le niveau des mers, mais de prendre en compte l’extrême bord du talus continental à la cote -2000 mètres, c’est-à-dire là où le fond marin change brusquement de pente pour aller rejoindre, à -4000 mètres, la fosse abyssale. Idée de génie puisque les forages sous-marins actuels confirment, 60 ans après, que le socle granitique continental, par-dessous les sédiments marins, s’arrête bien en ce point. Cette conception était aussi inspirée de la Bible puisque Fernand Crombette avait repris la thèse cosmogonique de Kant selon laquelle les ‘eaux d’en haut’, séparées par Dieu lors de la Création, formaient un anneau aqueux autour de la terre, anneau dont la chute progressive alimenta les quarante jours de pluie du Déluge.

Après avoir posé les hypothèses de son travail, Fernand Crombette reconstitue complètement, entre 1933 et 1945, le puzzle du continent primitif, avec les bancs et îles aujourd’hui dispersés sur le fond basaltique des mers ainsi que le chemin exact parcouru par chacune des masses continentales, dans la dérive. Le résultat confond l’imagination : le continent unique primitif avait reçu la forme régulière et harmonieuse d’une fleur à huit pétales dont Jérusalem occupait le centre. Il convient de souligner que ce travail a débuté non à partir de ce centre – ce qui aurait pu influer sur le raisonnement – mais à partir des îles Falkland et la pointe de l’Amérique du sud. C’est là son ‘Essai de géographie… divine’ dans lequel il explique la surface et l’orographie du monde. 

De la géographie aux écritures antiques

 Ce travail accompli, Fernand Crombette aborde nécessairement la Bible avec un regard différent et il s’interroge sur l’incompatibilité qui existe aujourd’hui entre les chronologies communément répandues de l’histoire de l’Antiquité et la chronologie biblique. En 1830, Champollion avait situé les premières dynasties égyptiennes, modifiant ainsi ses propres estimations précédentes, au sixième millénaire avant Jésus-Christ, date incompatible par ailleurs avec le terme de -2348 alors communément admis pour le Déluge.

Fernand Crombette habitait, depuis 1937, Tournai, en Belgique. Il se rend alors logiquement à Bruxelles, à la Fondation égyptologique Reine Elisabeth, pour s’initier à la lecture des hiéroglyphes. Il ne tarde pas à remettre en cause la méthode de déchiffrement de Champollion. La fameuse pierre de Rosette, point de départ du travail de Champollion, représente un décret du pharaon grec Ptolémée V Epiphane. Les hiéroglyphes y traduisent, en réalité, le texte grec. Le choix de certains pictogrammes pour figurer phonétiquement les lettres grecques des noms propres, en l’occurrence Ptolémée et Cléopâtre, n’implique nullement que ce mode de transcription soit applicable aux noms communs qui existaient en copte monosyllabique, langue de l’Egypte antique, avant que l’on songe à les écrire. La pierre de Rosette ne saurait donc servir de référence et de point de départ pour le déchiffrement des inscriptions royales des dynasties égyptiennes.

La découverte de Fernand Crombette est la suivante : les hiéroglyphes peuvent et doivent se lire comme un rébus composé en copte ancien. La méthode est d’ailleurs la même pour toutes les langues primitives. Ainsi, au lieu d’avoir recours à une langue artificielle – d’ailleurs incertaine et imprononçable – telle qu’elle est conçue par les protagonistes de la méthode de Champollion, Crombette propose de lire directement les hiéroglyphes dans une langue connue qui s’est transmise jusqu’à nous par l’entremise des linguistes arabes et de la communauté copte survivante.

En appliquant avec soin cette méthode, Fernand Crombette obtient une reconstitution minutieuse de la généalogie de toutes les dynasties qu’il présente dans son histoire de l’Egypte autrement intitulée ‘Le livre des noms des rois d’Egypte’ (15 volumes), résumée dans sa ‘Véridique histoire de l’Egypte antique’ (3 volumes) et sa ‘Chronologie de l’Egypte pharaonique’. Etonnement, on peut y découvrir que Misraïm (Rê), fondateur éponyme de l’Egypte, n’est autre que le fils de Cham (Amon), lui-même fils aîné de Noé, et que, en outre, l’arrivée de Misraïm en Egypte suit de très près la dispersion des peuples consécutive à Babel, en 2197 ac.

Ce nouveau résultat, conforme aux écrits bibliques, incite Fernand Crombette à poursuivre son travail. Il déchiffre, par la méthode du rébus en copte, les hiéroglyphes des peuples voisins, ethniquement – et donc linguistiquement, pense-t-il – liés aux Egyptiens. Il l’applique dans un premier temps aux glyphes crétois. Il apparaît alors que le premier roi de Crête n’est autre que le fils du premier roi de la première dynastie égyptienne. De là, ses ‘Clartés sur la Crête’, en trois volumes, qui abordent la chronologie des trois dynasties crétoises ainsi que l’histoire de chacun des rois.

Vient ensuite l’histoire des Hittites en deux volumes, intitulée ‘Le vrai visage des fils de Heth’, second fils de Canaan (2321 ac – 2121 ac). Fernand Crombette y déchiffre le parcours de chaque souverain hittite. Il s’arrête spécialement sur l’histoire des rois qui donneront à l’Egypte sa quinzième dynastie, dite Hyksos, jusqu’à la destitution du 95ème et dernier roi de Djérablous, emmené par les Assyriens à Ninive en 717 ac.

Fernand Crombette s’arrête ensuite aux origines du royaume étrusque et aux fondations d’Athènes par Cécrops, en 1557 ac, d’Argos par Agénor, en 1552 ac, de Thèbes par Cadmos, en 1493 ac. Dès lors, la présence des souverains des premières dynasties égyptiennes dans la mythologie grecque s’éclaire : Chronos (Luhabim), Héra (Téleuté), Zeus (Ludim), Poséidon (Nephtuim), à titre d’exemples. Ces ouvrages donnent une clé nouvelle à la compréhension de l’évhémérisme. Evhémère, philosophe grec du IVème siècle avant Jésus-Christ, les Pères de l’Eglise après lui, ont soutenu que les mythes sont des récits imagés nés d’événements historiques et que les dieux et héros de ces mêmes mythes sont des mortels divinisés après la mort.

Genèse et préhistoire

Après une longue étude de la géologie, de l’onomastique et de la toponymie antiques, il s’intéresse aux patriarches antédiluviens et aux fils de Noé jusqu’au partage des terres né de Babel. Naît alors la ‘Synthèse préhistorique et esquisse assyriologique’ (2 volumes).

 Son travail constant et continu sur l’œuvre déjà réalisée l’amène au déchiffrement d’une des nombreuses inscriptions crétoises, toujours selon la même méthode. Nouvelle découverte puisqu’il s’agit de la participation du 31ème roi de la première dynastie crétoise qui assiste aux funérailles de Jacob, père de Joseph. Il confronte sa lecture à celle d’un autre texte, égyptien celui-là, qui relate un événement sensiblement identique : ‘Etant en marche vers la demeure cachée du Chef, un prodige se produisit lorsqu’on arriva à l’étape qui est aux confins : le fleuve, torrentueux, grossi, bouillonnait et avait fortement débordé ; la volonté du maître du Ciel fit que la compagnie aboutit, sans dommage et rapidement, à la rive opposée, par l’action du grand prophète’. Or, la Genèse, au cinquantième chapitre, qui relate les funérailles de Jacob, ne fait aucune mention de ce prodige. Fernand Crombette écrit alors à ce sujet : ‘l’hébreu tel qu’on le conçoit aujourd’hui est une langue flexionnelle dite sémitique. Est-on sûr que la langue dont se servit Moïse était aussi flexionnelle et sémitique ?’. Cette question marque une nouvelle étape dans son processus de réflexion. Il se réfère alors à la Bible : quand Abraham, sur l’ordre de Dieu, se rend en pays de Canaan (frère de Misraïm, fondateur de l’Egypte), il se trouve isolé, avec sa tribu, en pays chamite. Il paraît donc probable qu’Abraham et ses descendants se mirent à parler le cananéen, ce qui est confirmé en Isaïe (XIX, 18) puisque les Hébreux parlaient alors le cananéen, langue sœur de l’égyptien (qu’utilisait sans doute Moïse, élevé à la cour d’Egypte, et qui s’est conservée par le biais du copte).

Crombette suggère alors que la lecture syllabique de l’hébreu devrait pouvoir se comprendre en donnant aux lettres hébraïques une lecture par le copte ancien. Il entreprend dès lors une traduction mot à mot du passage de la Genèse relatant les funérailles de Jacob. Le fruit de ses efforts ne tarde pas. Il obtient la traduction suivante : ‘Et, tandis que, dans un religieux respect, Joseph s’avançait sous le poids de la douleur vers Canaan en vue de faire arriver le deuil à Heth, les eaux, emportées au point culminant, se dressèrent contre le cortège en marche. Mais sur une vraie grande parole de celui qui exerçait la fonction du deuil, les flots puissamment agités cessèrent de couler, rebroussèrent chemin, se tinrent en repos et se turent, et la troupe considérable passa outre l’eau du torrent qui fait la limite de l’héritage des fils engendrés de Rê (Misraïm) et s’inclina devant Celui qui est substantiellement et que craint l’Hébreu d’Héliopolis’.

Convaincu par cet exercice du bien-fondé de son intuition, Crombette entreprend la traduction de la Genèse jusqu’au XIème chapitre ainsi que de certains passages caractéristiques de la Bible, publiée ensuite dans son ouvrage intitulé ‘La Révélation de la Révélation’, édité peu avant sa mort, épuisé depuis. Cette méthode affinée prend pour supposition que la langue originelle de la Bible était le copte, langue monosyllabique de Moïse. Les traductions obtenues, loin de contredire le contenu théologique et moral de l’Ecriture Sainte, donnent des explications détaillées des faits historiques qu’elles relatent.

Autre exemple, la malédiction de Canaan après l’ivresse de Noé. Cham étant le seul coupable selon le texte classique, il est difficile de comprendre cette imprécation. La traduction obtenue selon la nouvelle méthode montre que c’est justement la curiosité de Canaan qui fut la cause de son châtiment. Et cette question n’est pas seulement livresque, puisque Fernand Crombette peut ainsi expliquer comment, en 2187 ac, les Pa-Ludjim (ie ceux de Ludim, nom biblique de Thoth-Mercure) qui devinrent les Philistins, envahirent le territoire attribué à Heth, entre Hébron et Gaza. Ils sont donc descendants de Cham, mais par Misraïm.

Le texte continu de cette traduction fait l’objet d’un autre ouvrage : ‘La Genèse, cette incomprise’, quant à lui, encore disponible[2].

Il est intéressant de souligner qu’après Divino afflante dans laquelle il souligne l’attention à porter aux études bibliques, le pape Pie XII, dans l’encyclique Humani Generis du 12 août 1950, avertit clairement que les onze premiers chapitres de la Genèse appartiennent ‘au genre historique en un sens vrai que les exégètes devront étudier encore’[3]. 

L’affaire Galilée

Dernier aspect du travail de Fernand Crombette : l’affaire Galilée. Ayant compris par les études précédentes à quel point la Révélation, traduite par le copte ancien, éclairait les observations des sciences profanes et apportait une vision cohérente à l’histoire de l’humanité, il se demande si les juges de Galilée qui s’étaient appuyés sur les Saintes Ecritures pour condamner le système héliocentrique, n’avaient pas eu raison. Il s’interroge d’autant plus que les traductions par le copte de plusieurs psaumes décrivent, dans les paroles de Dieu, les différents mouvements de la terre, et ces mouvements sont géocentriques. Crombette ré-ouvre alors le dossier de deux expériences de Michelson. Celui-ci, premier prix Nobel américain, avait tenté, de 1887 à 1925, de mettre en évidence l’influence du déplacement de la terre dans l’espace, se basant sur la vitesse apparente de la lumière. De ses nouvelles conclusions, Crombette devaient tirer deux nouveaux volumes sous le titre ‘Galilée avait-il tort ou raison ?’.

De ces découvertes successives, il découle que Jérusalem, lieu où s’opéra la Rédemption, n’est pas seulement au centre de la Terre comme l’indique le Psaume 73, mais qu’elle serait encore au centre du monde. L’univers géocentrique est alors, plus encore, christocentrique, puisque le Christ y est mort sur la Croix. C’est ce qu’affirme saint Paul : ‘C’est en Jésus-Christ qu’ont été créées toutes choses… tout a été créé par Lui et pour Lui.’ (Col. I, 16).

Des Saintes Femmes au Tombeau à Jérusalem centre de la Terre et de l’univers, un pas, un seul, celui de quelques décennies au service de la science et de la vérité. La citation devenue légendaire de Fernand Crombette restera le reflet de son travail :

La foi, loin d’être l’éteignoir de la science et de l’esprit,

en est la lumière véritable

 

Pour toute information complémentaire :

Ceshe – Association des Amis de Fernand Crombette et de son oeuvre

Adresse postale : BP 1055 – 59011 Lille Cedex (France)

Tel. : 06 15 87 72 01 – cesheadm@wanadoo.fr

Site internet :           http://www.ceshe.fr

 

[1] A-L. Wegener, Die Entstehung der Kontinente und Ozeane1915.

[2] Cf catalogue sous le titre ‘La Genèse à redécouvrir’.

[3]Pie XII, Humani Generis. Vatican, 1950 : « Et en particulier, il Nous faut déplorer une manière vraiment trop libre d’interpréter les livres historiques de l’Ancien Testament, dont les tenants invoquent à tort, pour se justifier, la lettre récente de la Commission Pontificale biblique à l’Archevêque de Paris, Cette lettre, en effet, avertit clairement que les onze premiers chapitres de la Genèse, quoiqu’ils ne répondent pas exactement aux règles de la composition historique, telles que les ont suivies les grands historiens grecs et latins et que les suivent les savants d’aujourd’hui, appartient néanmoins au genre historique en un sens vrai, que des exégètes devront étudier encore et déterminer… »

The Work of a “French Catholic” Fernand Crombette

Fernand Crombette could be viewed as a scholar of a different epoch. A self-taught, solitary researcher, confined in his study-office or diligently frequenting the libraries; working for Posterity without worry of being made known or recognized. Early to rise, studying without respite, he seemed to want to be buried entirely beneath his work. He also wanted to remain discreet and unknown, signing his works simply as “a French Catholic”.

His works were entirely written between 1933 and 1966, after retirement from a full administrative career. The works touch on numerous disciplines and cast upon each of them new light; born from a mind of remarkable synthesis and supported upon the profound conviction of the scientific and historic inerrancy of the Bible. This certitude – foreign to the modern mind – was reinforced, naturally, by the discoveries that were given to him to accomplish.

Genesis of a work

It all began with a painting, a composition on the theme of the Holy Women at the Tomb that his daughter, Liane, had to make during the course of her studies at the School of Fine Arts in Lille. Wanting to aid her in the historical reconstruction of the theme, Fernand Crombette opened his Bible. It fell providentially upon the following verse “But God is our king before ages: he hath wrought salvation in the midst of the earth.” (Vulgate Ps. LXXIII, v. 12). He paused upon this verse; a verse that so many Christians have read without paying particular attention.

A thought then took form in his mind: if the Bible speaks the truth, then Jerusalem is at the center of the world… He discovered – however much later – during the course of his research, that the Premonstratensian monk P. Placet had written in 1668, a work entitled “Where it is proved that before the Deluge, there were no islands and that America was not separated from the rest of the world”. On the other hand, he knew the thesis of the German astronomer Alfred Wegener, about the drift of the continents.1 He then went to the local library (since the University of Grenoble pretended to have nothing after he had mentioned the word “Atlantis”) in order to have the necessary geologic and bathymetric maps, and applied himself to the reconstruction of the primeval continent that the geographers today call Pangaea.

The idea of Fernand Crombette – which one could describe as genius – was that of not stopping at the current contours of the continents, varying and defined according to the level of the seas; but instead, of taking account of the outer edge of the continental slope at the depth of -2000 meters. It is here where the seabed changes abruptly in slope to reach, at -4000 meters, the abyssal depths. A brilliant idea, since sub-marine drillings of today confirm, decades later, that the continental granite base, beneath the marine sediments, in fact stops at this point. This conception was also inspired by the Bible since Fernand Crombette had taken up the cosmogonic thesis of Kant according to which the “waters above the firmament” – separated by God during the Creation – formed an acqueous ring around the earth; a ring of which the progressive fall fed the 40 days of rain of the Deluge.

After having posed the hypothesis of his work, Fernand Crombette completely reconstructed, between 1933 and 1945, the puzzle of the primeval continent; with the banks and isles today dispersed upon the basaltic foundation of the seas, as well as the exact path run by each of the continental masses in their drift to their present positions. The result confounds the imagination: the primeval single continent took on the symmetric and harmonious form of a flower, having eight petals, of which Jerusalem occupied the center! It should be underlined that this work began NOT by a departure from the center – which could have influenced his reasoning – but by starting from the Falkland Islands and the tip of South America. This work is his “ESSAY ON DIVINE GEOGRAPHY”, in which he explains the surface and the orography of the world. 

From Geography to Ancient Writing

This work accomplished, Fernand Crombette necessarily approached the Bible with a different perspective and he questioned himself on the incompatibility that exits today between the chronologies commonly taught of the history of Antiquity and that of the biblical chronology. In 1830, Champollion had situated the first Egyptian dynasties (thus modifying his own previous estimates) to the 6th millennium B.C., a date thus incompatible with the marker of 2348 B.C. then commonly accepted for the Deluge..

Fernand Crombette had been living since 1937 in Tournai, Belgium. He thus went to Brussels, logically, to the Egyptology Foundation of Queen Elisabeth, in order to familiarize himself with the reading of hieroglyphics. He did not long delay in challenging the method of decipherment of Champollion. The famous Rosetta Stone, the starting point of the work of Champollion, represents a decree of the Greek Pharaoh Ptolemy V Epiphanes [210-180 BC]. In reality, those hieroglyphs translated the Greek text, and not vice-versa. The choice of certain pictograms in order to depict phonetically the Greek letters of proper names (in this case “Ptolemy” and “Cleopatra”), does not at all imply that this mode of transcription would be applicable to common nouns that existed in monosyllable Coptic, the language of ancient Egypt, at a time before one had even dreamed of writing letters. The Rosetta Stone would not then have served as a reference and as a point of departure for the decipherment of royal inscriptions of the Egyptian dynasties.

The discovery of Fernand Crombette is the following: the hieroglyphs can and must be read as a rebus composed in ancient Coptic. The method is, moreover, the same for all the primeval languages. Thus, instead of having recourse to an artificial language – and moreover uncertain and unpronounceable, such as that conceived by the protagonists of the method of Champollion – Crombette proposes that of directly reading the hieroglyphs in a known language which has been transmitted up to our day by means of Arab linguists and of the surviving Coptic community.

In carefully applying this method, Fernand Crombette obtained a very detailed reconstruction of the genealogies of all the dynasties, which he presents in his history of Egypt otherwise entitled “‘LE LIVRE DES NOMS DES ROIS D’EGYPTE” (The Book of the Names of the Kings of Egypt) in 16 volumes; summarized in his “VERIDIQUE HISTOIRE DE L’EGYPTE ANTIQUE” (True History of Ancient Egypt) in three volumes, and his “CHRONOLOGIE DE L’EGYPTE PHARAONIQUE” (Chronology of Pharoanic Egypt). Astonishingly, one can discover there that Misraïm (Rê), eponymous founder of Egypt, is none other than the son of Cham (Amon), himself the eldest son of Noah; and that, moreover, the arrival of Misraïm in Egypt followed quite quickly after the Dispersion of peoples consequent to Babel, in 2197 B.C..

This new result, conforming to the biblical writings, urged Fernand Crombette to pursue his work. He deciphered, by the method of the rebus and Coptic, the hieroglyphs of neighboring peoples; ethnically – and thus linguistically, thought he – linked to the Egyptians. He applied this method in a first attempt to the Cretan glyphs. It then appeared that the first king of Crete was none other than the son of the first king of the first Egyptian dynasty. From there, his “CLARTES SUR LA CRETE” (Light on Crete), in three volumes, which touches upon the chronology of three Cretan dynasties as well as the history of each of the kings.

Next came the history of the Hittites in two volumes, entitled “LE VRAI VISAGE DES FILS DE HETH” (The True Face of the Sons of Heth), the second son of Canaan (2321 – 2121 B.C.). Fernand Crombette there deciphered the course of each Hittite ruler. He paused especially upon the history of the kings which had given to Egypt its 15th dynasty, called Hyksos, as far as the de-throning of the 95th and last king of Djérablous, led away captive by the Assyrians to Nineveh in 717 B.C.

Fernand Crombette then paused at the origins of the Etruscan Kingdom and at the foundations of Athens by Cécrops, in 1557 B.C.; of Argos by Agénor, in 1552 B.C.; and of Thèbes by Cadmus, in 1493 B.C. From thence, the presence of rulers of the first Egyptian dynasties in Greek mythology becomes clear: Chronos (Luhabim), Héra (Téleuté), Zeus (Ludim), Poséidon (Nephtuim), to name some examples. These works give a new key to the understanding of euhemerism (the theory that mythology has its origins in history, the gods being deified heroes of the past). Evhémère, a Greek philosopher of the fourth century before Christ, and the Fathers of the Church after him, had held that the myths are imaginary narratives born of historic events; and that the gods and heroes of these myths are mortals divinized after their deaths.

Genesis and prehistory

After a long study of geology, of onomastics [the meaning of names], and of ancient toponomy [the study of place names], he interested himself in the antediluvian patriarchs and in the sons of Noah up to the division of the earth birthed from Babel. Thus was born the “SYNTHESE PREHISTORIQUE ET ESQUISSE ASSYRIOLOGIQUE” (Prehistoric Synthesis and Assyriological Sketch) in two volumes.

His constant and continual labors upon the work already completed led him into the decipherment of one of numerous Cretan inscriptions, always following the same method. One day, whilst using his method to study a Cretan inscription, he found that it dealt with the participation of the 31st King of the first Cretan dynasty who attended the funeral services of Jacob, father of Joseph. He compared his reading to that of another text, that of the Egyptian, which related an event outwardly identical: ‘Whilst on the way to the Chief's hidden resting place, a marvelous event occurred when [the company] arrived at the stage which is at the border [of Egypt]; the river, torrential, swollen and turbulent, had greatly overflowed; [but] the will of the Master of Heaven allowed the cortege to succeed, rapidly and without harm, in reaching the opposite bank – through the action of the great prophet.’. Now Genesis, in the 50th chapter – which relates Jacob's funeral – makes no mention of this prodigy. Fernand Crombette wrote thusly on this subject: "Hebrew such as we conceive it today is an inflected language called Semitic. Are we certain that the language used by Moses was also inflected and Semitic?" This question marked a new stage in the processes of his reflection. He then referred to the Bible: when Abraham, on the order of God, takes himself into the country of Canaan (Canaan was the brother of Misraïm, the founder of Egypt), he finds himself isolated, with his tribe, in a Hamitic country. It appears thus probable that Abraham and his descendants began to speak the Canaanite language; which is confirmed in Isaiah XIX:18, since the Hebrews then spoke Canaanite, a sister language of Egyptian (which Moses undoubtedly used, raised in the court of Egypt, and which is generally conserved by the Coptic language).

Crombette would then suggest that the syllabic reading of Hebrew would be able to be understood in giving to the Hebrew letters a reading “through” ancient Coptic. He then undertook a word-by-word translation of the passage of Genesis relating the funeral rites of Jacob. The fruit of his efforts did not take long. He obtained the following translation: ‘and while, with religious respect, Joseph advanced under the weight of sorrow towards Canaan in view of bringing the funeral procession to Heth; the waters, carried to the highest point, arose against the marching procession. But on a true great word of he who exercised the direction of the funeral [procession], the powerfully agitated waves stopped flowing; turned back, held themselves in repose and fell silent; and the considerable troop passed over the water of the torrent which marks the limit of the inheritance of the sons begotten by Rê (Misraïm) and bowed before Him Who is substantially and Whom the Hebrew of Heliopolis fears..

Convinced by this exercise of the merit of his intuition, Fernand Crombette undertook the translation of Genesis up to the 11th chapter, as well as certain well-known passages of the Bible. This was later published in his book entitled "THE REVELATION OF REVELATION", edited shortly before his death in 1970 (since out of print). This particularized methodology takes for supposition that the original language of the Bible was Coptic, the monosyllabic language of Moses. The translations arrived at – far from contradicting the theological and moral content of Holy Scripture – give detailed explications of the historic facts that they relate.

As another example, the curse of Canaan after the inebriation of Noah. Cham being the sole culprit according to the classical text, it is difficult to understand this imprecation upon Canaan. The translation obtained according to the new method shows that it is more precisely the curiosity of Canaan that was the cause of his punishment. And this question is not only an academic matter, since Fernand Crombette can thus explain why, in 2187 AC, the Pa-Ludjim people (i.e., those of Ludim, the Biblical name of Thoth-Mercury) who become the Philistines (Palestinians), would invade the territory assigned to Heth, between Hebron and Gaza. They are thus descendants of Ham, but by Misraïm.

The continuous text of this translation became the object of another work: "GENESIS, THE NON-UNDERSTOOD" (regarding which, is still available).

It is interesting to note that after Divino afflante (1943), in which he underlined the attention needed to be brought into biblical studies, Pope Pius XII, in the encyclical Humani Generis of August 12, 1950, clearly warned that the first 11 chapters of Genesis pertain “to history in a true sense, which must be further studied and determined by exegetes.”. 

The Galileo Affair

We come now to the last aspect of Fernand Crombette's work: the Galileo Affair. Having understood from the preceding studies how much Revelation, translated by the ancient Coptic, illuminated the observations of the secular sciences and brought a coherent vision to the history of humanity, he asked himself whether the judges of Galileo – who had supported themselves upon the Holy Scriptures to condemn the heliocentric system – were not perhaps actually right. He asked himself all the more so, since the translations by the Coptic of several psalms describe – in the words of God – the different movements of the earth: and these movements are geocentric. Crombette then re-opened the file on two of Michelson's experiments. Michelson, the first American Nobel Prize winner, had attempted, from 1887 to 1925, to measure and evidence the influence of the displacement of the earth in space, based on the apparent speed of light. From his new conclusions, Crombette would draw two new volumes under the title “GALILEE AVAIT-IL TORT OU RAISON?” (Galileo: Wrong or Right?).

From these successive discoveries, there was unveiled that Jerusalem, the place where the Redemption was worked, is not only at the center of the Earth – as Psalm 73 indicates – but that it would even be at the center of the cosmos! This geocentric universe is thus, moreover, Christo-centric, since Christ died there upon the Cross. This is what St. Paul affirms: “For in Him were all things created... all things were created by Him and in Him.” (Col. I:16).

From the Holy Women at the Tomb in Jerusalem, to the center of the Earth and of the universe: a step, one only; and that leading to some few decades in the service of science and truth. This quote-become-legendary of Fernand Crombette will remain a reflection of his work:

Faith, far from being the extinguisher of science and mind, is its true light.